LABIOMISTA, le parc de 24 hectares où l’artiste belge Koen Vanmechelen construit depuis cinq ans, en collaboration avec la ville de Genk, une œuvre d’art évolutive sur le mélange de la vie, ouvrira le 25 août ‘Future Garden’, un complexe écologique et laboratoire pour l’avenir.
Conçu par l’artiste lui-même, ce nouveau complexe écoénergétique de 850 m² consiste en un bâtiment aux allures de mastaba, avec un pâturage en contrebas. En plus d’un couple de tapirs – une espèce animale menacée qui symbolise la diversité, la fertilité et l’adaptation – il abrite également un atelier et un laboratoire de recherche.
Cependant, Future Garden n’est pas seulement un parc animalier. Il est destiné à devenir un centre unique de recherche, de dialogue et de découverte sur la fusion entre l’être humain, la nature et la technologie. Plusieurs disciplines s’associent pour développer des projets contribuant à la transition vers une société plus symbiotique entre culture et nature. C’est ce que Vanmechelen appelle la Renaissance Cosmopolite.
À Future Garden, l’être humain, la nature et la science fusionnent. Alors que nous sommes aux prises avec nous-mêmes et notre environnement, une possible révolution germe dans nos jardins, le berceau de notre avenir.
Le tapir, guide d'un nouvel avenir
L’aspect le plus remarquable de Future Garden est sans aucun doute le parc des tapirs et ses habitants.
Le tapir est un mammifère qui ne survit plus qu’en Asie du Sud-Est et en Amérique du Sud et Centrale, bien qu’il en existe des fossiles dans le monde entier. Pour Koen Vanmechelen, cet animal représente l’essence même de Future Garden. Il incarne l’hybridité de la vie et symbolise la diversité, la fertilité et l’adaptation. C’est même l’hybride par excellence, avec la tête d’un éléphant, les pattes d’un rhinocéros et le corps d’un sanglier. Les tapirs améliorent notre terre depuis plus de 50 millions d’années. Grâce à leur nez préhensile unique, miracle d’adaptation génétique et de survie, ils sont devenus les ultimes disperseurs de graines et fécondateurs des écosystèmes. Comme ‘fossiles vivants’ et ‘jardiniers de la jungle’, ils portent à la fois la connaissance du passé et les semences de l’avenir.
À LABIOMISTA, ils profitent, dans le cadre de Future Garden, d’un magnifique espace de plus de 2800m2, qu’ils partagent avec des hoccos bruns (autre espèce menacée, de la famille des faisans), également appelés oiseaux du bonheur. En combinaison avec l’oeuvre ‘See Me’ (un condor en bronze grandeur nature sur un doigt humain disproportionné), ils incitent les visiteurs à se projeter au-delà de l’Anthropocène.
Future Garden comme levier
Future Garden sert aussi de levier pour d’autres développements dans et avec le quartier, dans le cadre de LaVieBreede, une initiative de LABIOMISTA & OpUnDi Genk, d’après un concept de Koen Vanmechelen qui mise sur l’intégration, la relance et le renforcement de l’environnement autour de LABIOMISTA.
Les communautés locales sont au centre de la quête de sociétés plus symbiotiques. Les rencontres et la recherche enrichissent les connaissances locales de connaissances globales et vice-versa. Cette pollinisation croisée peut déboucher sur des incubateurs d’initiatives locales durables.
Future Garden 2024
Concept artistique — Koen Vanmechelen (BE)
Architecte — Buro B (BE)
Entrepreneur — Thys bouwprojecten (BE)
Architecte paysagiste — Buro Landschap (BE)














